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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 10:36

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/2/1/9782738119124.jpg    http://www.rmc.fr/blogs/public/images/Brigitte_Lahaie/2011/Fevrier_2011/Lucy_Vincent.png

 

 

 

Où est passé l’amour ? « That is the question » mais c’est aussi le titre du livre de Lucy Vincent que je viens d’achever.

Sa réponse est sans appel : aux oubliettes !

De par mon expérience de la vie et ce que j’observe autour de moi, je connaissais cette réponse depuis longtemps, mais l’intérêt de cet essai réside dans le fait que la neurobiologiste nous explique pourquoi et comment ce sentiment, au départ inscrit dans les gènes de l’humanité, est en train de disparaître. A terme, il se pourrait bien que les humains se désintéressent totalement de nos films, romans et histoires d’amour : les générations futures ne pourront en effet pas comprendre la passion qui habitait les anciens quand l’amour existait encore car ce sentiment leur sera devenu complètement étranger…


Que je tente en quelques lignes de vous résumer la démonstration de l’auteur… (A savoir que toutes ses allégations sont le fruit d’expériences scientifiques faites sur des rates, des campagnols et même des hommes et des femmes avec enregistrements des perceptions sensorielles du cerveau.)


Pour faire simple : en biologie, rien n’est gratuit et tout à un but, pour l’espèce humaine comme pour toutes les espèces de la planète, le but unique est la reproduction, chaque individu désirant (inconsciemment bien sûr) transmettre son patrimoine génétique et apporter ainsi sa pierre à la survie de l’espèce.  

L’acte de reproduction suppose bien entendu le rapprochement de l’homme et de la femme.

Or, selon Lucy Vincent ces 2 êtres-là ont des fonctionnements totalement différents : clairement, ils ne sont pas faits pour s’entendre ! En effet, leurs cerveaux, sous l’influence d’hormones différentes, la testostérone pour les hommes et les œstrogènes pour les femmes, réagissent face à la vie de manière a priori incompatible pour une vie de couple. En gros, le but de l’homme est de toujours conquérir plus de femmes et de répandre ainsi sa semence à tous vents, l’objectif de la femme étant plutôt de construire un foyer stable pour assurer la survie de sa progéniture. Cette différence entre les sexes s’explique aussi par le fait que si l’homme produit des millions de spermatozoïdes par mois, la femme elle n’engendre qu’un seul ovule sur le même laps de temps. Cette dissymétrie mathématique entraîne des comportements différents, le nombre d’ovules disponibles étant restreint, l’homme se trouve dans un état de conquête perpétuelle, tant au niveau sexuel qu’à tous les autres stades de la vie sociale, son objectif étant toujours le même : séduire la femme pour réussir à la féconder (d’où les valeurs de ce monde - construit par les hommes - et fondé essentiellement sur le pouvoir et la richesse…).

Comment donc rapprocher, en vue de la procréation, 2 êtres aux points de vues si opposés? Eh bien, nous y voici : pour cela, notre cerveau génialissime a inventé … L’AMOUR !!  L’amour nous met  dans un état d’aveuglement qui nous permet dans un premier temps  de trouver sublime un être avec qui nous n’avons que très peu de points communs et dont la perception de la vie nous est totalement étrangère, ensuite l’amour permet d’inscrire le couple dans  une durée de vie suffisamment longue pour assurer la survie de l’enfant à naître. L’amour dure donc environ 3 ans, c’est bien connu, le temps qu’il faut pour que l’enfant puisse être suffisamment fort, non pas pour devenir indépendant, mais qu’il puisse au moins survivre et ainsi perpétuer le patrimoine génétique de ses parents.


Que se passe-t-il donc aujourd’hui, pourquoi cet amour, même éphémère, tendrait-il à disparaître ?

C’est presque simple. Comme j’ai tenté de le résumer, l’amour est inscrit dans le répertoire de l’humanité uniquement parce qu’il permet de rapprocher en vue de la reproduction 2 êtres étrangers l’un à l’autre, étrangers parce que gonflés tous deux d’hormones distinctes. Or, depuis quelques décennies, par suite de changements sociaux mais aussi de bouleversements environnementaux (le plus frappant est l’exemple du plastique qui a envahi notre vie quotidienne et qui est bourré d’œstrogènes de synthèse ingurgités donc autant par les hommes que par les femmes) , l’espèce humaine est en train de  se « démasculiniser », c'est-à-dire que les hommes portent en eux de plus en plus d’œstrogènes et de moins en moins de testostérone ( une autre conséquence dramatique en est la perte spermatique qui est de l’ordre de 50% sur les 50 dernières années, d’où l’augmentation des cas d’infertilité masculine). Bref, l’espèce humaine est en voie d’unification, c'est-à-dire que les hommes et les femmes, in fine, finiront sans doute par se ressembler. Or, selon le raisonnement vu précédemment si les hommes et les femmes se ressemblent l’amour n’est plus utile, biologiquement il n’a plus aucune raison d’être. L’amour disparaîtra donc de la mémoire génétique de l’humanité et nos petits enfants n’en connaîtront plus, ni les frissons … ni les souffrances.  CQFD.

 

 

 

 

 

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Published by carosof - dans j'ai lu
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commentaires

A_12_600 17/10/2011 15:57



petite faute de frappe : "...de synthèse ingurgités donc autant par les hommes que par les femmes..."


Moi, pour 3 ans ...je signe quand même ;)


 



carosof 17/10/2011 17:37



merci titi, j'ai corrigé!!



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