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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 17:41

http://www.come4news.com/images/users/5417/Windows-on-the-world-302x500.jpg 

 


Windows on the World, de Frédéric Beigbeder


 

Minute après minute, de 8h30 à 10h28, Beigbeder imagine les derniers instants d’un père qui a eu la mauvaise idée d’emmener ses enfants petit-déjeuner au « Windows on the world », le luxueux restaurant du 107ème étage du World Trade Center, le matin du 11 septembre 2001…  

En parallèle, un second récit, une deuxième veine, est constituée d’un mélange d’autobiographie et de réflexions sur l’écriture du roman qu’il s’est attaché à écrire en majeure partie en haut de la tour Montparnasse afin de mieux se sentir en adéquation avec ses personnages, j’imagine. Quand on a déjà lu quelques romans de Beigbeder on se lasse un peu de cette tendance au nombrilisme, même si je dois reconnaître que j’admire sa clairvoyance de lui-même ainsi que son sens de l’autodérision !

 

« Vous connaissez la fin, écrit l'auteur, tout le monde meurt » : ce sont les premiers mots du roman qui ne nous laissent donc aucun espoir sur l’issue fatale réservée aux personnages… et pourtant, de la même façon qu’on peut revoir un film 10 fois et toujours espérer que le héros s’en sortira (West side story, le Titanic etc.) , on ne peut s’empêcher à chaque page d’espérer… ce foutu espoir qui nous permet de supporter la vie et qui nous hante jusque dans les romans… mais non, la toute puissance du romancier a décidé de ne pas trahir la vérité historique : on sait que, des quelques 1300 personnes de la tour nord qui se trouvaient dans les étages supérieurs à l’impact de l’avion, aucune n’a survécu…

 

Ce roman tient de la tragédie classique : unité de temps, une heure ¾, unité de lieu, le Windows on the World, unité d’action, la tentative désespérée d’un père pour sauver ses enfants d’une mort programmée.

Tout le monde mourra donc et quelle lente agonie horrible on imagine à travers les mots choisis par Beigbeder pour raconter « l’irracontable »! Il l’a pourtant fait ... et c’est dans l’ensemble une réussite

 

 


 

 

quelques citations :


 

Il y a des secondes qui durent plus longtemps que d’autres.

 

Mai 68 ne fut pas une révolte anticapitaliste mais au contraire l’installation définitive de la société de consommation.

 

Paterfamilias est un métier à plein temps ; l’embêtant c’est que je connais de moins en moins d’hommes qui soient prêts à l’assumer.

 

L’espoir est la chose au monde la plus douloureuse.

 

Il y a une utopie communiste et cette utopie s’est arrêtée en 1989. Il y a une utopie capitaliste et cette utopie s’est arrêtée en 2001.

 

Le gros souci des États-Unis c’est qu’ils sont à la fois maîtres du monde et maîtres de rien.

 

 

 

http://blog.syti.net/Images/11septembre_crash2b.jpg

 


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Published by carosof - dans j'ai lu
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commentaires

Néfertiti 16/09/2011 10:11



Bienvenue dans la communauté Salon Lecture, J'ai ce livre dans ma bibliothèque, il serait temps que je le lise, je l'avais offert à mon mari, lol, il y a tellement de livre qui sortent surtout en
ce moment... bonne lecture à bientôt...



Néfertiti 16/09/2011 10:05



Bienvenue dans la communauté Salon Lecture, j'ai ce livre dans ma bibliothèque, je l'avais offert à mon mari, il serait temps que je le lise lol ! Il y a toujours beaucoup de livres qui sortent
surtout en ce moment... bonne lecture à bientôt



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