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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 18:47

 

http://www.viinz.com/wp-content/uploads/2011/11/veuf_fournier.jpg

 

 

Jean-Louis fournier met des mots sur les maux de sa vie. Après avoir raconté son enfance auprès d’un père alcoolique mais néanmoins humaniste (Il a jamais tué personne mon papa), évoqué sa relation avec ses deux fils lourdement handicapés mentaux (Où on va papa ?), voilà qu’il écrit sur sa dernière douleur, la perte de sa femme après 40 années de vie commune et d’amour infaillible.

Ce petit livre est une véritable déclaration d’amour posthume à Sylvie qui s'en est allée, subitement,  « en faisant le bruit que fait le bonheur en partant.» ; chaque page déborde de tendresse, de douceur, et surtout d’amour. Par petites touches, comme il en a l’habitude, avec simplicité et humour, JL fournier nous révèle la douleur immense du veuvage, le manque de l’autre, l’apprentissage de la solitude. Les souvenirs affleurent, les objets les racontent, les lieux se souviennent et par la magie du verbe l’auteur fait revivre celle que les médecins n’ont pas su ranimer. On ne peut que regretter pour elle qu’elle ne soit plus là pour lire une si belle lettre d’amour !

C'est un livre drôle et touchant à la fois , un de ces livres que l'on dévore en une soirée dans son lit en se prenant à rêver à un Amour comme celui-ci... tellement rare ...

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:20

Dans Propagandes silencieuses, Ignacio Ramonet démonte les mécanismes par lesquels, à coups de pubs, de films et de séries télévisées, on nous conditionne, on nous embrigade,  du berceau à la tombe. 

Après le chaos de deuxième guerre mondiale, la seconde partie du vingtième siècle a inventé une dictature nouvelle, parfaite parce qu’elle s’ignore : la manipulation mentale par le divertissement, l'endoctrinement par la consommation. 

A l’aide d’exemples variés, précis et très analysés, l’ancien directeur du Monde diplomatique nous découvre quelques unes des ficelles qui permettent aux Etats–unis notamment d’américaniser la planète entière et d’imposer leur vision du monde. Publicités, films-catastrophes, comédies ou séries policières sont autant de supports utilisés par les maîtres du monde pour assaillir nos cerveaux et influencer nos comportements.

Et encore, le livre étant paru en 2000, l’internet n’est qu’à peine évoqué, or on sait l’ampleur que le phénomène a pris en une décennie ...

Je ne saurais que trop vous conseiller de lire cet essai dans lequel rayonne la grande intelligence de son auteur et qui permet de prendre davantage conscience des manipulations dont nous sommes les cibles et victimes permanentes.  Savoir c’est déjà pouvoir se défendre un peu…

 

 

http://s3.static69.com/m/image-offre/e/0/3/c/e03ccead1cff8fceedecefe1d6b31af3-300x300.gif

 

bon à savoir:

"on estime actuellement dans les grands pays développés, le mitraillage publicitaire à plus de 1500 impacts par personne et par jour, dont à peine une centaine est consciemment distinguée par le public. "

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 10:36

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/2/1/9782738119124.jpg    http://www.rmc.fr/blogs/public/images/Brigitte_Lahaie/2011/Fevrier_2011/Lucy_Vincent.png

 

 

 

Où est passé l’amour ? « That is the question » mais c’est aussi le titre du livre de Lucy Vincent que je viens d’achever.

Sa réponse est sans appel : aux oubliettes !

De par mon expérience de la vie et ce que j’observe autour de moi, je connaissais cette réponse depuis longtemps, mais l’intérêt de cet essai réside dans le fait que la neurobiologiste nous explique pourquoi et comment ce sentiment, au départ inscrit dans les gènes de l’humanité, est en train de disparaître. A terme, il se pourrait bien que les humains se désintéressent totalement de nos films, romans et histoires d’amour : les générations futures ne pourront en effet pas comprendre la passion qui habitait les anciens quand l’amour existait encore car ce sentiment leur sera devenu complètement étranger…


Que je tente en quelques lignes de vous résumer la démonstration de l’auteur… (A savoir que toutes ses allégations sont le fruit d’expériences scientifiques faites sur des rates, des campagnols et même des hommes et des femmes avec enregistrements des perceptions sensorielles du cerveau.)


Pour faire simple : en biologie, rien n’est gratuit et tout à un but, pour l’espèce humaine comme pour toutes les espèces de la planète, le but unique est la reproduction, chaque individu désirant (inconsciemment bien sûr) transmettre son patrimoine génétique et apporter ainsi sa pierre à la survie de l’espèce.  

L’acte de reproduction suppose bien entendu le rapprochement de l’homme et de la femme.

Or, selon Lucy Vincent ces 2 êtres-là ont des fonctionnements totalement différents : clairement, ils ne sont pas faits pour s’entendre ! En effet, leurs cerveaux, sous l’influence d’hormones différentes, la testostérone pour les hommes et les œstrogènes pour les femmes, réagissent face à la vie de manière a priori incompatible pour une vie de couple. En gros, le but de l’homme est de toujours conquérir plus de femmes et de répandre ainsi sa semence à tous vents, l’objectif de la femme étant plutôt de construire un foyer stable pour assurer la survie de sa progéniture. Cette différence entre les sexes s’explique aussi par le fait que si l’homme produit des millions de spermatozoïdes par mois, la femme elle n’engendre qu’un seul ovule sur le même laps de temps. Cette dissymétrie mathématique entraîne des comportements différents, le nombre d’ovules disponibles étant restreint, l’homme se trouve dans un état de conquête perpétuelle, tant au niveau sexuel qu’à tous les autres stades de la vie sociale, son objectif étant toujours le même : séduire la femme pour réussir à la féconder (d’où les valeurs de ce monde - construit par les hommes - et fondé essentiellement sur le pouvoir et la richesse…).

Comment donc rapprocher, en vue de la procréation, 2 êtres aux points de vues si opposés? Eh bien, nous y voici : pour cela, notre cerveau génialissime a inventé … L’AMOUR !!  L’amour nous met  dans un état d’aveuglement qui nous permet dans un premier temps  de trouver sublime un être avec qui nous n’avons que très peu de points communs et dont la perception de la vie nous est totalement étrangère, ensuite l’amour permet d’inscrire le couple dans  une durée de vie suffisamment longue pour assurer la survie de l’enfant à naître. L’amour dure donc environ 3 ans, c’est bien connu, le temps qu’il faut pour que l’enfant puisse être suffisamment fort, non pas pour devenir indépendant, mais qu’il puisse au moins survivre et ainsi perpétuer le patrimoine génétique de ses parents.


Que se passe-t-il donc aujourd’hui, pourquoi cet amour, même éphémère, tendrait-il à disparaître ?

C’est presque simple. Comme j’ai tenté de le résumer, l’amour est inscrit dans le répertoire de l’humanité uniquement parce qu’il permet de rapprocher en vue de la reproduction 2 êtres étrangers l’un à l’autre, étrangers parce que gonflés tous deux d’hormones distinctes. Or, depuis quelques décennies, par suite de changements sociaux mais aussi de bouleversements environnementaux (le plus frappant est l’exemple du plastique qui a envahi notre vie quotidienne et qui est bourré d’œstrogènes de synthèse ingurgités donc autant par les hommes que par les femmes) , l’espèce humaine est en train de  se « démasculiniser », c'est-à-dire que les hommes portent en eux de plus en plus d’œstrogènes et de moins en moins de testostérone ( une autre conséquence dramatique en est la perte spermatique qui est de l’ordre de 50% sur les 50 dernières années, d’où l’augmentation des cas d’infertilité masculine). Bref, l’espèce humaine est en voie d’unification, c'est-à-dire que les hommes et les femmes, in fine, finiront sans doute par se ressembler. Or, selon le raisonnement vu précédemment si les hommes et les femmes se ressemblent l’amour n’est plus utile, biologiquement il n’a plus aucune raison d’être. L’amour disparaîtra donc de la mémoire génétique de l’humanité et nos petits enfants n’en connaîtront plus, ni les frissons … ni les souffrances.  CQFD.

 

 

 

 

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 17:41

http://www.come4news.com/images/users/5417/Windows-on-the-world-302x500.jpg 

 


Windows on the World, de Frédéric Beigbeder


 

Minute après minute, de 8h30 à 10h28, Beigbeder imagine les derniers instants d’un père qui a eu la mauvaise idée d’emmener ses enfants petit-déjeuner au « Windows on the world », le luxueux restaurant du 107ème étage du World Trade Center, le matin du 11 septembre 2001…  

En parallèle, un second récit, une deuxième veine, est constituée d’un mélange d’autobiographie et de réflexions sur l’écriture du roman qu’il s’est attaché à écrire en majeure partie en haut de la tour Montparnasse afin de mieux se sentir en adéquation avec ses personnages, j’imagine. Quand on a déjà lu quelques romans de Beigbeder on se lasse un peu de cette tendance au nombrilisme, même si je dois reconnaître que j’admire sa clairvoyance de lui-même ainsi que son sens de l’autodérision !

 

« Vous connaissez la fin, écrit l'auteur, tout le monde meurt » : ce sont les premiers mots du roman qui ne nous laissent donc aucun espoir sur l’issue fatale réservée aux personnages… et pourtant, de la même façon qu’on peut revoir un film 10 fois et toujours espérer que le héros s’en sortira (West side story, le Titanic etc.) , on ne peut s’empêcher à chaque page d’espérer… ce foutu espoir qui nous permet de supporter la vie et qui nous hante jusque dans les romans… mais non, la toute puissance du romancier a décidé de ne pas trahir la vérité historique : on sait que, des quelques 1300 personnes de la tour nord qui se trouvaient dans les étages supérieurs à l’impact de l’avion, aucune n’a survécu…

 

Ce roman tient de la tragédie classique : unité de temps, une heure ¾, unité de lieu, le Windows on the World, unité d’action, la tentative désespérée d’un père pour sauver ses enfants d’une mort programmée.

Tout le monde mourra donc et quelle lente agonie horrible on imagine à travers les mots choisis par Beigbeder pour raconter « l’irracontable »! Il l’a pourtant fait ... et c’est dans l’ensemble une réussite

 

 


 

 

quelques citations :


 

Il y a des secondes qui durent plus longtemps que d’autres.

 

Mai 68 ne fut pas une révolte anticapitaliste mais au contraire l’installation définitive de la société de consommation.

 

Paterfamilias est un métier à plein temps ; l’embêtant c’est que je connais de moins en moins d’hommes qui soient prêts à l’assumer.

 

L’espoir est la chose au monde la plus douloureuse.

 

Il y a une utopie communiste et cette utopie s’est arrêtée en 1989. Il y a une utopie capitaliste et cette utopie s’est arrêtée en 2001.

 

Le gros souci des États-Unis c’est qu’ils sont à la fois maîtres du monde et maîtres de rien.

 

 

 

http://blog.syti.net/Images/11septembre_crash2b.jpg

 


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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 14:36

 

 

http://2.bp.blogspot.com/-7r580u2JKgg/TjJ7xwHWTII/AAAAAAAACFQ/_rItoOE7GYI/s1600/peut-etre%2Bune%2Bhistoire%2Bd%2527amour.gif  


Peut être une histoire d'amour de Martin Page

 

Ça commence par la fin : un message sur le répondeur « c'est Clara ; je te quitte Virgile, je te quitte, » . L'histoire banale d'une rupture, sauf que Virgile n'a aucun souvenir d'avoir eu une liaison avec la dénommée Clara …

Dans ce roman magnifique, Martin Page revisite le poncif de l'histoire d'amour.

C 'est l'occasion pour lui – et pour nous- de réfléchir à la nature des relations qui unissent hommes et femmes et aux malentendus qui les accompagnent, dans une société où il est devenu si difficile d'aimer.

J'ai découvert ce livre par hasard et me suis laissée emporter par cette fable moderne qui sort de l'ordinaire et que je vous conseille. J'ai bien l'intention de lire d'autres romans de cet écrivain que je ne connaissais pas !

 


 

quelques citations:

 

Il y a peu d'expériences aussi douloureuses qu'une rupture.

 

la consommation permet de tenir le coup dans un monde sans Dieu, sans engagements collectifs et où les histoires d'amour ne durent pas 2 ans.

 

rien ne console mieux du célibat que les histoires de couple.

 

tomber amoureux a des conséquences gravissimes.

 

un jour, il cesserait de tomber amoureux de femmes dont la seule fonction était de le quitter.

 

dès que l'on a dépassé la trentaine, les rendez-vous galants ressemblent à des entretiens d'embauche.


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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 23:00

http://2.bp.blogspot.com/-g783H1d1his/TdI2cQoMrkI/AAAAAAAABbI/p2C9nKhDn_U/s1600/Clair+de+femme+Gary.jpg   Ce qu’il y a de bien avec Romain Gary c’est qu’on n’est jamais déçu. Clair de femme est un bijou de la littérature dont chaque page recèle des trésors…(voir les citations...)

C’est une histoire d’amour, une histoire de mort, une histoire de rencontre, une histoire de survie, une histoire loufoque, une histoire magnifique, une histoire tragique, une histoire comique… il y a tout dans ce livre dont je ne vous révélerai même pas le début du commencement car c’est un roman qu’il faut absolument lire pour comprendre, enfin, la vie … et l’amour.

 

 

 


 

 

Citations :

 


En général je trouve qu’on fait beaucoup trop d’honneur à la mort


J’ai connu tant de femmes dans ma vie que j’ai pour ainsi dire toujours été seul. Trop, c’est personne.


Il ne suffit pas d’être malheureux séparément pour être heureux ensemble.


Il y a tant d’hommes et de femmes qui se ratent !


Chez nous les gens ont perdu l’habitude de mourir


Un seul être vous manque et tout est surpeuplé …


Et je ne vous dis pas que l’on ne peut pas vivre sans amour : on peut , et c’est même ce qu’il y a de si dégueulasse. Les organes continuent à assurer la bonne marche physiologique et le simulacre peut se prolonger longtemps, jusqu’au moment où la fin du fonctionnement rend le cadavre légitime. On peut aussi chercher refuge et oubli dans la sexualité et vivre d’arrêts d’autobus.


Aujourd’hui on n’a pas besoin de raison de vivre, on vit comme ça, sans rien


Le hasard est parfois une vraie ordure


Tout le monde exige le bonheur aujourd’hui. Ça leur passera.


C’est parce que l’amour, lui, comprend tout, a réponse à tout, résout tout et il n’y a qu’à le laisser faire


Je ne comprends pas qu’un amour puisse finir…


Ben, il faut quand même faire quelque chose de sa vie, merde.


Aimer est la seule richesse qui croît avec la prodigalité. Plus on donne plus il vous  en reste.


Je suis trop peu de chose et demande encore moins. Un peu de douceur, de tendresse, de gentillesse, et puis le vent l’emporte…


Et je ne vous dis pas : « je vous aime ». Je dis : « essayons ». Il n’y a aucune raison de respecter le malheur. Aucune.


Aimer est une aventure sans carte et sans compas où seule la prudence égare.


Il y a toujours des passages à vide, des creux, on ne peut pas être heureux tout le temps.


Pars aussi loin que tu peux. Reste aussi longtemps que tu doutes. Fais d’autres rencontres. Vis pendant quelque temps d’arrêts d’autobus. N’aie pas peur, ce ne sera rien. Je t’attendrai à l’arrivée.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 08:56

http://www.marianne2.fr/photo/art/default/808436-969638.jpg?v=1297162348   Le voyage dans le passé de Stefan Zweig

 

 

L’ombre de Colloque sentimental de Paul Verlaine plane sur cette nouvelle qui semble être directement inspirée de ce poème par ailleurs cité par l’auteur vers la fin du récit.

Dans Le voyage dans le passé « deux spectres ont évoqué le passé » mais le passé a fui alors qu’en est-il de l’espoir ? Peut-on revenir aux amours anciennes ? Peut-on retrouver intact l’être aimé quand la vie et le destin nous ont séparés ? L’amour peut-il faire fi du temps qui passe ? Après 9 ans de séparation, les 2 protagonistes de la nouvelle veulent relever ce défi et aller au bout de leur amour resté à l’état platonique …

Le récit est bref mais plein de sensibilité ; la psychologie des personnages y est subtile et tout en nuance. Le texte se lit vite mais vous laisse une empreinte forte, il est sans nul doute à découvrir.

 

 

 

 

à lire ou à relire, le poème de Verlaine :


 

Colloque sentimental



Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.


Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.


Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.


-Te souvient-il de notre extase ancienne ?
-Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?


-Ton cœur bat-il toujours à mon seul nom ?
Toujours vois-tu mon âme en rêve? -Non.


-Ah! Les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches! - C'est possible.


Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir !
-L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.


Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.



Paul VERLAINE, Fêtes galantes (1869)

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:26

http://img.abrakaba.com/0000DBBA-7/La-maitrise-de-l-amour-Apprendre-l-art-de-la-relation.jpg

 

 

La maîtrise de l’amour de Don Miguel Ruiz

 

D’origine mexicaine, don Miguel Ruiz partage les enseignements des toltèques et tente dans cet essai de nous livrer quelques clés pour une meilleure réussite dans nos relations humaines et notamment amoureuses. Pour moi qui ai tout raté dans ce domaine, voilà qui semble intéressant…

 

Pour faire bref,  voici en substance et de manière très schématique les conseils que nous donne l’auteur pour enfin maîtriser l’amour :


1 -  ne pas avoir peur d’aimer ; la peur d’aimer, la peur d’être heureux nous empêchent de vivre pleinement notre amour

2 – s’aimer soi-même ; parce que nous ne nous aimons pas, nous ne répandons pas d’amour autour de nous et ne pouvons être aimés à la hauteur de ce que nous espérons.

3 – accepter l’autre tel qu’il est ; nous ne devons pas essayer de changer l’autre, aimer vraiment c’est accepter la personne telle qu’elle est avec ses qualités et ses défauts.

 

Le livre se lit facilement car Miguel Ruiz a recours à des métaphores,  paraboles et allégories plaisantes et puissantes à la fois. Son message est clair, intelligible, sensé, porteur d’espoir, sauf que…

 

Sauf que  nous ne vivons pas dans la société toltèque… nous vivons dans une société hyper consommatrice, hyper individualiste et hyper sexualisée … dans cette société, l’amour est un objet de consommation comme un autre où chacun recherche son plaisir égoïste sans tenir compte de l’autre en tant qu’être humain.

 

Si l’on analyse les choses :

 

1- Comment ne pas avoir peur aujourd’hui ? il suffit de regarder les infos du soir pour s’apercevoir que le monde entier est une peur immense et collective.

2- S’aimer soi-même ? comment serait-ce possible alors que tout dans cette société vous rappelle à chaque instant qu’il faudrait être parfait et que vous ne l’êtes pas ; c’est particulièrement vrai pour les femmes… ouvrez n’importe quel magazine, cherchez la femme de plus de 25 ans avec quelques rides, bouton sur le nez ou autre défaut… et si vous la trouvez, appelez-moi !

3-  Accepter l’autre tel qu’il est suppose déjà de s’accepter soi-même, or dans une société eugéniste, on est exigeant envers soi-même et on le devient donc avec l’autre. Pour les femmes, c’est pire encore car on nous a tant bercées d’histoires idiotes dans notre enfance que nous souhaitons à tout prix que notre partenaire ressemble à ce prince charmant dont on nous a tant vanté les qualités … et qui n’existe pas !

 

En fait pour que les théories de Don Miguel Ruiz fonctionnent, il faudrait que tout le monde les ait lues, intégrées et appliquées … il faudrait changer le monde quoi ! 


Encore un livre qui fait beaucoup réfléchir mais qui ne me servira pas à grand-chose…

 


 

citations:

 

 

La peur de ne pas être à la hauteur aux yeux d’untel nous pousse à vouloir changer, ce qui nous conduit à nous fabriquer une image.

 

Puis nous finissons par oublier qui nous sommes vraiment et nous nous mettons à vivre nos images.

 

Une voix intérieure vous dit que votre bonheur est trop beau pour être vrai ; il n’est pas bon d’être trop heureux.

 

Dans l’amour il n’y a pas de si ; il n’y a pas de conditions. Je vous aime sans raison, sans justification. Je vous aime tel que vous êtes…

 

Nous n’avons aucun droit de changer quiconque et personne n’a le droit de nous changer.

 

Les humains créent des drames pour absolument tout, même pour des broutilles.

 

Quel est l’homme ou la femme parfaite pour vous ? celui ou celle qui a envie d’aller dans la même direction que vous, qui est compatible avec vos valeurs et vos opinions sur les plans émotionnel, physique, économique et spirituel.

 

Celui ou celle qui vous aime vous aime exactement comme vous êtes.

 

On a peur d’aimer car c’est devenu dangereux. La peur du rejet nous terrorise.  

 

Si c’est pour souffrir, autant rester seul.

 

Si on démarre une relation, quelle qu’elle soit, c’est par envie de partager, d’avoir du plaisir, de s’amuser et non pas pour s’ennuyer.

 

Nous croyons à tant de mensonges sur la sexualité que nous n’y prenons plus de plaisir.

 

La beauté n’est qu’un concept que l’on nous appris.

 

Pour être belle vous n‘avez pas à vous soumettre aux exigences de quiconque.

 

Rien de ce que fait autrui n’est provoqué par vous.

 

Il y a des millions de façons d’exprimer le bonheur, mais il n’y a qu’une seule manière d’être vraiment heureux : celle d’aimer.

 

Nous naissons avec le droit d’être heureux et de jouir de notre vie. Nous ne sommes pas ici pour souffrir.

 


 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 16:49

http://storage.canalblog.com/97/56/707407/55357334.jpg La part de l’autre - Eric Emmanuel Schmitt


 

Le roman débute par la proclamation des résultats au concours de l’école des beaux-arts de Vienne en 1908. A partir de ce qui ressemble à un non-événement, deux récits s’alternent : l’histoire d’Hitler, recalé du concours et celle de son « double » Adolph H., déclaré admis par le jury… L’Histoire avec un H majuscule et l’uchronie imaginée par l’auteur…


Dans ce roman EES imagine avec brio « les possibles historiques », c’est le jeu du « et si ? »  : Et si Hitler, qui se sentait en sa jeunesse une âme d’artiste, avait été reçu à ce concours ? Qui serait-il devenu ?  Qu’aurait-il fait de sa vie ? Probablement qu’Hitler, Adolph H., dans cette partie du récit, aurait eu une vie plutôt ordinaire : il aurait aimé des femmes, se serait marié,  aurait eu des enfants, aurait vécu de son art, se serait peut-être même fait un nom et aurait terminé sa vie, tranquillement, entouré des siens… une vie ordinaire, un homme ordinaire, dans un monde ordinaire…


La part de l’autre c’est donc la part d’humain dans le monstre mais c’est aussi la part de monstre qui se trouve dans l’humain, dans chaque homme, en chacun d’entre nous peut-être… la part de l’autre c’est la part cachée de l’individu, celui ou celle que l’on serait devenu, que l’on aurait pu devenir,  si l’on avait changé un détail infime de notre vie … une réussite ou un échec à un concours et le destin de l’homme change et le sort de l’humanité bascule…

Avec La part de l’autre, EES nous oblige en quelque sorte à nous interroger sur nous-mêmes… c’est un peu la même idée que dans la chanson de JJ Goldmann « si j’étais né en dix sept à Leidenstadt »


Le roman est une réussite mais c’était aussi un pari que d’oser aborder un tel sujet et d’une telle manière, c’est à dire, sans renier la part d’humanité inhérente à Hitler : je n’oublie pas à ce sujet, mon prof d’histoire-géo au collège qui nous racontait qu’Hitler avait pleuré à la mort de son canari… pendant qu’il faisait assassiner 6 millions de juifs dans les chambres à gaz…


Attention, loin de moi l’idée d’essayer de disculper le monstre et ce n’est pas l’intention non plus d’EES mais force est de constater que l’être humain est insondable et que le monstre peut se tapir en chacun de nous, les faits divers nous offrent chaque jour des exemples affligeants d’êtres humains « normaux » qui subitement basculent dans l’horreur absolue…

 

 

 


Quelques citations:

" il n'éprouvait aucun sentiment de solitude car il n'avait jamais pensé qu'il avait besoin des autres"

"il n'y a trahison que lorsqu'il y a promesse"

"je n'ai pas le droit de perdre la maîtrise de ma vie. Je ne dois pas me laisser dominer par autrui."

"sa vie avait été assez longue pour qu'il entende plusieurs fois tout et son contraire."

"il n'y a pas de sécurité en amour car chacun pense qu'il doit dissimuler, qu'il ne peut être aimé pour ce qu'il est. [...] un grand amour, c'est un mensonge réussi et constamment renouvelé."

"j'admets la part de l'autre dans la constitution de mon destin."



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